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Bruno Bonnell (LREM) : « Il faut réenchanter l’industrie »

En opposant pendant des années « robotisation » et « emploi », la France a eu trop longtemps une attitude conservatrice, déplore le député LREM du Rhône Bruno Bonnell. (Crédits : Robopolis)

Député La République en marche (LREM) de la 6e circonscription du Rhône, le Lyonnais Bruno Bonnell est une figure dans le monde de la robotique. Multi-entrepreneur, ce passionné de jeux vidéo, créateur du fonds d’investissement Robolution, s’est vu confier une mission sur le développement de l’industrie dans les territoires. Il dresse un état des lieux accablant de l’industrie française et appelle à prendre des mesures fiscales fortes pour accélérer l’investissement dans les usines du futur.

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L’industrie c’est fou – Un bras robotique s’invite à Wall Street pour que sonne le glas

 Le 17 octobre, un bras robotique a eu l’honneur de faire sonner la cloche de clôture du New York Stock Exchange aux États-Unis. L’occasion pour l’entreprise danoise Universal Robots de faire la promotion de son « cobot », un type de machine très prisé dans l’industrie. À Wall Street, le son de cloche est en effet une tradition centenaire.

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La grande surface de l’industrie

C’est la boite à outils des industriels. 559 exposants investissent pendant trois jours le parc des expositions Présent pour la 7è fois à COLMAR, le SEPEM (salon des services, équipements, process et maintenance) présente un éventail de solutions dans tous les domaines d’activité. Qu’il s’agisse de la production, de la maintenance, de la sécurité ou encore de l’environnement.

Cette année, l’accent est mis sur les réalités et perspectives de la robotique et de la cobotique (collaboration entre l’homme et le robot).
Minutieusement, la pince automatique agrippe les cubes destinés à former un mot. La démonstration est une des animations du stand de l’entreprise Sysaxes, présente pour la première fois au SEPEM Industries. « Nous sommes distributeurs de robots collaboratifs et de robots MIR (Mobile industrial robots) ainsi que des outils qui vont avec comme les pinces de différentes grandeurs. Nous proposons aussi des robots chariots ultralégers. » D’autres engins sont dotés de radars. « Ils ralentissent ou finissent par s’arrêterau fur et à mesure que j’en approche » Ces applications sont utilisées dans tous les secteurs industriels.

Eric Rosello est cogérant, avec Erik Porteau, de la société de six salariés basée à Etupes, dans le Doubs. Elle est le premier distributeur, dans toute la France, de la marque danoise Universal Robots et revend également les dernières créations d’OptoForce. Une firme hongroise qui va jusqu’à conférer aux bras robotisés le sens du toucher.

Ces engins sont surtout spécialistes du pick and place (prendre, puis reposer). « Ils réalisent tout ce que le bras humain peut faire de façon répétitive. Cela évite aux hommes de souffrir de troubles musculo squelettiques ».
Sysaxes a déjà installé 850 robots dans notre pays. Cette jeune entreprise, née il y a quatre ans, ne cesse de progresser. D’1,5 million d’euros, son chiffre d’affaires est passé à 6 millions aujourd’hui.

Sa devise : Le futur est en marche. Une assertion qui ne démentent pas les résultats du fabricant Universal Robots. Lors de sa création, le danois employait vingt salariés. Ils sont 450 à présent.

Les robots sont également apparus dans l’architecture d’une autre entreprise, alsacienne, cette fois-ci, Electis, dont le siège social, est à Wittenheim et une spécialisée dans la distribution de matériels électriques, énergétiques et industriels. Implantée dans le bassin potassique depuis 1991 et dirigée par le Philippe Schleicher, elle a intégré à la robotique/cobotique à son cœur de métier.

Fort de 100 employés, développant un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros, le groupe qui possède six agences (à Colmar, Strasbourg, Haguenau, Metz, Epinal et Belfort), intervient à la fois dans l’industrie et le bâtiment. Ses stocks Wittenheimois, qui s’étendent sur plus de 1 000 m2, possèdent quelque 450 000 références.

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Manosque : Astriane Didact construit des robots pour former et travailler

Depuis Manosque, la société spécialisée dans les sytèmes didactiques se tourne vers la robotique.

Le premier robot manosquin d’enseignement Ericc a vu le jour en 1984. La société portait alors le nom de Barras Provence et avait créé un département dédié à la production de systèmes didactiques – entendez, des systèmes de formation destinés aux établissements scolaires. Ericc, robot pédagogique « 5 axes » se vendra ainsi à plus de 1000 exemplaires en classes préparatoires et écoles d’ingénieur.

« On a fourni des systèmes divers dans un marché en grande demande. Par exemple, on a créé un palettiseur industriel, un système d’assemblage de voitures miniatures… explique Philippe Avril, directeur général qui, pour l’anecdote a débuté en 1992 avec Bernard Jeanmet, l’actuel maire de Manosque. Notre histoire a commencé avec un produit mais nous avons maintenant plus de 40 références différentes qui s’adaptent aux évolutions des programmes de l’Éducation nationale ». À l’instar des objets connectés. « Nous devons alimenter le réseau de formation avec des solutions technologiques permettant d’enseigner les toutes dernières technologies. Nous sommes restés dans un volet industriel – Barras était née des besoins du CEA Cadarache dans les années 60 ». Mais ce n’est pas la seule corde à son arc. Aujourd’hui, la société se tourne davantage vers le tissu économique local. À l’instar de la savonnerie, depuis 1998, et notamment les pilotes de ligne de production – du nom d’un bac professionnel qui n’est pas enseigné dans le département (!). La maintenance industrielle concerne également 500 lycéens. Ainsi désormais la ligne PLP du lycée des Iscles est utilisée en support pédagogique pour ces élèves de maintenance industrielle.

Un marché national

Si le marché est essentiellement national, la société a travaillé par le passé avec l’Amérique latine. « Nous avons également vendu au Maghreb où la philosophie de formation est très proche de la nôtre et l’Afrique subsaharienne est en plein développement. L’export représente 5 % de notre chiffre d’affaires. » Un CA de 2,1 millions a été annoncé en 2017 – un objectif pour 2018.

Désormais, c’est vers la robotique que A2i Didact se tourne. « C’est le vecteur de développement que l’on veut mettre en avant tant au niveau de la formation que de l’industrie. C’est un pôle d’excellence de l’Éducation nationale avec le BTS Maintenance des systèmes et l’option Systèmes de production. Il doit résoudre le problème des fabricants de robots qui actuellement recrutent des diplômés de BTS électrotechnique les plus à même d’installer les robots. Nous nous adressons aussi aux PME, comme Lou Bio, par exemple, qui nous a commandé deux cellules robotisées pour faire du packaging, une tâche peu valorisante ». La société travaille avec les robots ABB, Fanuc, Universal Robots qu’elle adapte à des problématiques industrielles : conditionnement de savonnettes, de flacons préalablement remplis… « L’avantage du robot est d’être souple sur le scénario industriel qu’on veut mettre en service : des petites boîtes, des caisses en bois, avec des intercalaires… « . Des produits qui se doivent de suivre l’évolution du marché vers plus d’objets connectés.

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Ils arrivent chez Essilor à Dijon : connaissez-vous les « cobots » ?

Voilà une initiative peu commune. L’an dernier, le groupe Essilor a décidé d’investir dans l’installation d’un cobot…

Voilà une initiative peu commune.

L’an dernier, le groupe Essilor a décidé d’investir dans l’installation d’un cobot sur l’une de ses chaînes de production pour réduire la pénibilité sur un poste de travail.
Celui-ci est en action depuis le début de l’année. Et oui, vous avez bien lu, il s’agit bien d’un cobot et non d’un robot.

De quoi s’agit-il ? Eh bien d’une technologie qui utilise la robotique, la mécanique, l’électronique et les sciences cognitives pour assister l’homme dans ses tâches quotidiennes.

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